Thèse soutenue

La correspondance de Voltaire avec Étienne–Noël Damilaville

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Auteur / Autrice : Ghada Naman
Direction : Geneviève Artigas-Menant
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature française
Date : Soutenance le 19/10/2009
Etablissement(s) : Paris Est
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, Sciences Humaines et Sciences Sociales (Créteil ; ....-2009)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Expressions littéraires des idées, des sensibilités et des mentalités (Créteil)
Jury : Président / Présidente : Geneviève Haroche-Bouzinac
Examinateurs / Examinatrices : Geneviève Artigas-Menant, Geneviève Haroche-Bouzinac, François Bessire, Sylvain Menant
DOI : 10.70675/603c4974z1978z42ddz8511z277d8fcb7d23

Résumé

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La présente thèse porte sur la correspondance de Voltaire avec Étienne- Noël Damilaville qui dure huit ans (1760- 1768). Le corpus est composé des lettres qui nous sont parvenues ; il compte cinq cent cinquante neuf lettres. Parmi elles, il y a cinq cent quarante lettres de Voltaire à Damilaville. Cette étude est divisée en trois parties ; elle vise à expliquer la nature des relations qui lient les deux hommes et la façon dont l’échange épistolaire s’est développée. Les lettres sont remplies de demandes, demandes de livres, d’informations, de remises de lettres ou de paquets et de services de tout genre. Elles révèlent la grande confiance que Voltaire fait à son correspondant. On perçoit facilement la loyauté de Damilaville qui n’hésite pas à exaucer toutes ces demandes. Plusieurs côtés de la vie de Voltaire à Ferney sont présentés, aussi bien que ses relations avec Paris par la médiation de Damilaville qui travaille au bureau du Vingtième, une place qui l’aide tant pour les services postaux que pour éviter la censure imposée sur la poste et sur les livres qui entrent en France au XVIIIème siècle. La correspondance est riche par la variation des sujets et des domaines abordés, elle reflète la vie de Voltaire comme homme et comme auteur, surtout comme auteur engagé dans la lutte contre le fanatisme, dit « l'Infâme ». On essaye de montrer son rôle et celui du groupe de « frères » dans ce combat, sans négliger l’importance du rôle de Damilaville comme intermédiaire avec les « frères » et avec les autres relations. On présente la stratégie de la lutte dans les affaires Calas, Sirven et La Barre ; le rôle de Voltaire comme chef de propagande est clair, il lui appartient de donner les ordres et les recommandations, de demander des contacts, de présenter des requêtes ou des lettres. Il ne ménage pas ses efforts pour acquérir la victoire, il consacre à la lutte des œuvres importantes. Cette recherche analyse certaines d’entre elles pour comprendre la méthode utilisée afin de soutenir la notion de tolérance et vaincre le fanatisme. Enfin, le style épistolaire utilisé est étudié à travers la présentation de la structure commune de la lettre, celle de son unité et l’application de la norme classique adoptée dans le genre épistolaire. On voit que les lettres appartiennent à un genre souple qui change selon l’usage entre une lettre missive, une épître, un billet et une lettre ostensible. L’étude aborde l’image de Voltaire présentée par lui-même dans ses lettres, il y a certaines lettres qui se transforment en lettre portrait qui dessine les traits de sa personne et présente sa biographie, elle devient un lieu d’épanchement dans lequel il se livre pour révéler l’intimité du « moi » de l’auteur. L’image de ses œuvres et de ses pièces de théâtre a sa place dans les lettres. On étudie la manière de les présenter et l’image que Voltaire désire en donner à son correspondant