La violence politique au Burundi : essai d'analyse explicative
| Auteur / Autrice : | Jean-Salathiel Muntunutwiwe |
| Direction : | François Constantin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Pau |
Résumé
Mobilisée par tous les acteurs politiques, la violence politique se subdivise en deux grandes typologies à savoir la violence d’Etat et la violence contre-étatique. Chaque typologie se caractérise par ses propres formes mais elles s’influencent réciproquement. La violence est utilisée parce que les acteurs étatiques et contestataires la considèrent comme une ressource efficace. Cette thèse a montré que les différentes formes de violence poursuivaient des buts précis véhiculés par les idéologies ethnopolitiques subjectives. L’instrumentalisation de la violence permet parfois l’obtention des gains politico-économiques qui, jusque-là, étaient refusés. L’analyse de cette violence a mobilisé une approche montrant que les acteurs politiques donnent des sens à leurs actions violentes. C’est pourquoi, la méthode compréhensive a été utilisée car elle reconnaît que les sens dépendent des intérêts et des contextes d’énonciation précis. Cela signifie que les arguments de la violence sont construits à partir des interactions stratégiques et dynamiques régissant leurs rapports de face-à-face. Dans ce cadre, les supports des actions humaines sont tirés dans la longue durée politique. L’explication de la violence a investi alors le passé afin d’éclairer le présent. Ainsi la sociologie historique complète alors cette méthode de la construction du sens de la violence ou plutôt elle lui donne ses outils de travail.