Thèse soutenue

Une étude sémantico-narratologique des deux premiers romans de Michèle Mailhot : "Dis-moi qui je vis" et "Le portique"

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Auteur / Autrice : Mireille Inès Victoire Pawliez
Direction : Philip KnightBéatrice Didier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue et littérature françaises
Date : Soutenance en 2009
Etablissement(s) : Paris 8

Résumé

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Cette thèse de doctorat en langues et littératures françaises, intitulée "Une étude sémantico-narratologique des deux premiers romans de Michèle Mailhot (Dis-moi que je vis et Le Portique)", est une analyse approfondie sémantico-narratologique des deux premiers romans de Michèle Mailhot qui paraissent dans les années 1960, au moment où apparaît une littérature véritablement québécoise et où la publication romanesque est en plein essor. "Dis-moi que je vis" (1965) et "Le Portique" (1967), écrits à la première personne, présentent un personnage principal femme dénommée Josée. Les travaux existants, pour la plupart féministes, sont principalement axés sur la protagoniste aux prises avec une société québécoise patriarcale. Se détachant de cette approche essentiellement sociologique ou psychologique et adoptant une perspective textuelle et narratologique, on examine en détails les caractéristiques narratives de chaque roman à partir des indices textuels, à l'instar des temps grammaticaux et de leurs aspects, des déictiques personnels, temporels et spatiaux et des marqueurs typographiques, afin de mettre en évidence le réseau sous-jacent des spécificités et d'interpréter les effets produits. On étudie également comment s'ébauchent les personnages au sein du récit à partir d'une méthode, conçue spécialement pour les besoins de cette recherche, qui incorpore la notion de traits sémantiques à la taxinomie narratologique. Ceci a permis de dévoiler une configuration narrative insoupçonnée et de révéler les composantes narratives des deux récits, en particulier en ce qui concerne l'humour et le personnage principal. Ceci a également conduit à confirmer, affiner, ou au contraire réfuter, certaines observations antécédentes. Dans la première partie, on recense et commente les écrits de Michèle Mailhot, ainsi que la réception critique des médias et des universitaires. Ensuite, on explique la théorie narratologique de Gérard Genette et le modèle sémantico-narratologique utilisé dans cette étude. Les deuxième et troisième parties consistent de l'analyse proprement dite qui est basée sur les notions de temps, focalisation, narration et caractérisation et qui repose sur les indices textuels significatifs qui sont rassemblés dans le tableau des annexes 1 et 2. En guise de conclusion, on récapitule et compare les composantes et l'agencement des deux textes, puis on tente de situer les deux livres dans un contexte littéraire et idéologique en s'intéressant aux courants romanesques classique et moderne, à l'aspect socio-historique des univers décrits dans les deux œuvres et à l'histoire littéraire au Québec. En fin de compte, on a recours à de nouveaux qualificatifs pour définir ces deux romans qui défient toute classification.