Thèse soutenue

Éléments de toponymie générale : du Grand-Bornand à Passamainty, terrain de longue durée et enquêtes contrastives en terrain varié dans les domaines roman, polynésien, basque et bantu

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Auteur / Autrice : Jérémie Delorme
Direction : Alain Le Maréchal
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Linguistique
Date : Soutenance le 29/05/2009
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Concepts et langages (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire des langues et civilisations à tradition orale (Villejuif, Val-de-Marne)
Jury : Président / Présidente : Jean-René Trochet
Examinateurs / Examinatrices : Marie-Guy Boutier, Jean-Pierre Chambon, Andres Max Kristol, Jean-Louis Le Moigne

Mots clés

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Résumé

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Rechercher les bases d’une connaissance des toponymes renouvelée et renforcée se situe au fondement de cette thèse. Ce projet repose sur l’hypothèse selon laquelle les approches récentes et actuelles des faits toponymiques peuvent être améliorées. Sa mise en oeuvre invite à engager une réflexion sur les méthodes et les théories de la toponymie. Il s’agit, en s’efforçant de satisfaire aux conditions de cohérence et de rigueur d’une approche scientifique, de poursuivre un but de conceptualisation et de généralisation. Cette démarche répond à l’observation de principes essentiels : 1° aligner la toponymie sur les méthodes et les théories de la linguistique générale ; 2° privilégier l’oralité, les synchronies observables et le point de vue des locuteurs natifs, d’après un idéal d’adéquation de la toponymie, science sociale et science de terrain, à son objet, l’étude des phénomènes toponymiques ; à cette fin, 3°, tirer profit d’une longue expérience des informateurs et du terrain ; et, 4°, soumettre l’étude des toponymes à une analyse progressive, en abordant les faits toponymiques dans leur ordre logique, des plus simples au plus complexes, à travers trois thèmes de recherche majeurs – l’établissement de corpus toponymiques oraux, l’exploration approfondie des lieux désignés par des topoymes, et l’étude des formations toponymiques, menée à rebours de travaux de toponymie dont l’étymologisation constitue le thème directeur. Fondés sur la pratique d’un terrain privilégié – celui d’une toponymie francoprovençale –, les acquis de cette recherche font l’objet d’une évaluation : soumis au contrôle de toponymies-tests – futunienne, basque et comorienne –, ils ne sont tenus pour généralisables qu’après s’être vu corroborés ou amendés.