Thèse soutenue

Les segments averbaux, unités syntaxiques de l'oral

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Noalig Tanguy
Direction : Pierre Le Goffic
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 07/12/2009
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Langues, textes, traitements informatiques, cognition (Montrouge, Hauts de Seine)
Jury : Président / Présidente : Bernard Combettes
Examinateurs / Examinatrices : Pierre Le Goffic, Bernard Combettes, José Deulofeu, Florence Lefeuvre, Frédéric Sabio

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Différentes études sur de larges corpus oraux ont permis ces dernières années de mettre en lumière des structures bien particulières tout en élaborant différents modèles articulés autour de nouvelles unités opératoires censées remplacer avec efficacité la notion de phrase. Nous pensons à l’inverse que la notion de phrase comme prédication assortie d’une modalité énonciative peut aisément être conservée pour traiter du français parlé, à condition cependant d’être perçue en temps réel. La phrase, désormais analysée en « noyau + affixes », est en effet avant tout une unité de traitement et de production n’ayant qu’une existence temporaire dans le flux de l’activité productive et interprétative. Ce postulat nous permettra d’expliquer certains phénomènes averbaux typiques de l’oral comme les réalisations de compléments différés, les répétitions, les reformulations, les recatégorisations de prédicats en affixes. Nous nous sommes donc intéressée plus particulièrement aux différents fonctionnements des segments sans verbe dans un corpus oral. Un premier ensemble rassemble les segments sans verbe fonctionnant en tant que phrases selon des degrés de prédicativité plus au moins élevés : prédications averbales, prédications interjectives et réalisations averbales d’une prédication verbale implicite. Cependant, pour de nombreux segments sans verbe, l’interprétation est moins sûre et ces segments dits « flottants », en marge des emplois canoniques, nous renvoient à la problématique de la phrase. C’est par exemple le cas de compléments différés, constituants averbaux oscillant entre trois pôles : éléments intégrés, éléments détachés et éléments autonomes.