Thèse soutenue

La poétique de l'écoute dans l'oeuvre d'Italo Calvino

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Auteur / Autrice : Luana Minato
Direction : Dominique Budor
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Etudes italiennes modernes et contemporaines
Date : Soutenance le 12/12/2009
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'Études et de Recherche sur la Littérature Italienne Médiévale, Moderne et Contemporaine
Jury : Président / Présidente : Philippe Daros
Examinateurs / Examinatrices : Dominique Budor, Philippe Daros, Nicolas Bonnet, Jean-Paul Manganaro, Rinaldo Rinaldi, Myriam Tanant

Mots clés

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Résumé

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L’écriture et la lecture sont les deux espaces, visuel le premier et auditif le deuxième, qui représentent les coordonnées sur lesquelles Calvino construit son univers de signes : l’œil et l’oreille. Ce sont les deux fonctions, sensorielles et mentales, qui permettent la transmission d’un savoir, d’un message, même en l’absence de celui qui « parle ». C’est là la raison, pouvons-nous supposer, de l’importance que l’écrivain a accordée à la fonction de l’écoute, outre, évidemment, celle qu’il conférait à la vue. Dans notre analyse de la poétique de l’écoute dans l’œuvre d’Italo Calvino, nous avons essayé de montrer en quoi consiste la particularité de son oreille. Comme pour la vue, Calvino applique pour l’ouïe une méthode personnelle de connaissance : car c’est toujours le sujet, le « moi » avec tous ses organes de perception qui nous permet de nous rapprocher du monde extérieur et de sonder notre esprit. Calvino a dès lors construit un univers de sons très particulier étant donné que cet univers sonore vient de son monde à lui, de sa propre expérience et surtout de sa façon d’entrer en relation avec le monde : or cela n’est jamais définitif, et même toujours problématique. C’est là la manière propre à celui qui refuse les dogmes et les écoles, qui sait bien qu’une seule réponse ou une seule vérité est impossible, mais qui ne peut s’empêcher de continuer à sonder l’univers réel ou fictionnel [celui de la vie comme celui de la page], même si au terme de sa recherche, le résultat est toujours le cercle vide, l’espace blanc de la page. Cela explique aussi les différentes modalités que la fonction de l’écoute a eues dans le parcours personnel et littéraire de Calvino.