Thèse soutenue

Le traducteur professionnel face aux textes techniques et à la recherche documentaire

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Auteur / Autrice : Laurent Lagarde
Direction : Daniel Gile
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Traductologie
Date : Soutenance le 10/09/2009
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Systèmes linguistiques, énonciation et discours (Paris)
École : École supérieure d'interprètes et de traducteurs (Paris)
Jury : Président / Présidente : Élisabeth Lavault-Olléon
Examinateurs / Examinatrices : Daniel Gile, Élisabeth Lavault-Olléon, Jean Soubrier, Nathalie Gormezano

Résumé

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Cette thèse analyse les stratégies de traduction et l’acquisition de connaissances à partir d’entretiens et de questionnaires envoyés à des traducteurs techniques indépendants. L’objectif est de voir si les stratégies de traduction sont influencées par des facteurs que le traducteur peut plus ou moins maîtriser et si l’expérience, la formation en traduction et-ou dans un domaine et, les langues de travail jouent aussi un rôle. Il apparaît que la pression du temps influence la décision d’accepter ou de refuser une traduction et que sous cette pression, le traducteur ne consulte pas les mêmes documents, acquiert moins de connaissances et, passe moins de temps à l’archivage. Le manque de sources pose des problèmes aux traducteurs de langues peu répandues. La création terminologique, l’analyse du texte, l’aide de la source humaine et l’archivage des informations sont plus systématiques pour ces traducteurs que pour ceux de langues répandues. Le traducteur spécialisé attache moins d’importance à la technicité du texte de départ que celui sans spécialisation, achète plus de documents et évalue plus facilement le temps qu’il consacrera à la recherche documentaire. Les « jeunes » traducteurs voient un lien fort entre la technicité du texte et sa difficulté, préfèrent utiliser des sources donnant des réponses immédiates aux problèmes, consultent et achètent moins de sources sur support papier que les traducteurs expérimentés. Internet a marginalisé l’utilisation et les achats de sources sur support papier mais ne permet pas forcément de se spécialiser. Avec Internet, le client accorde des délais plus courts et les traducteurs acceptent de traduire des textes plus techniques.