Thèse soutenue

Pierre BAUDIN (1863-1917) : un radical-socialiste à la Belle Epoque

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Auteur / Autrice : Michel Moisan
Direction : Jean Garrigues
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 05/11/2009
Etablissement(s) : Orléans
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Orléans ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Savoirs et pouvoirs de l'Antiquité à nos jours (Orléans ; 2000-2011)
Jury : Président / Présidente : Serge Berstein
Examinateurs / Examinatrices : Serge Berstein, Bernard Lachaise, Gilles Le Beguec, Pierre Allorant, Jérôme Grevy
Rapporteurs / Rapporteuses : Bernard Lachaise, Jérôme Grévy

Résumé

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Neveu du député Alphonse Baudin tué sur les barricades le 3 décembre 1851, Pierre Baudin (1863-1917) est un homme politique de la Troisième République insuffisamment reconnu aujourd’hui. Élu radical-socialiste au Conseil municipal de Paris en 1890, il y accomplit un parcours exemplaire au service de la défense des Droits de Paris. Rapporteur général du Budget pendant trois ans, il devient viceprésident du Conseil en 1895 et président en 1896, à moins de 33 ans. Député dès 1898, il est nommé, l’année suivante, à 36 ans, à peine, ministre des Travaux publics du cabinet Waldeck-Rousseau, le seul de son groupe politique. Il opte, en 1900, pendant son ministère, pour le siège de Belley, abandonnant le 11e arrondissement de la capitale. Dissident du combisme, il doit lutter contre les radicaux orthodoxes de son département pendant la période 1903-1905. Réélu aisément à la Chambre, en 1902 et 1906, il poursuit une belle carrière de journaliste entamée en 1890. Président de l’association des journalistes sportifs, en 1905, vice-président, en 1907, de l’association des journalistes parisiens (dont il sera l’éphémère président en 1915), administrateur hors pair, il est rapporteur général du budget à la Chambre en 1905 et 1906. P. Baudin est également un homme d’affaires à partir de 1906, en devenant - pendant un an - président de la banque franco-américaine et de la Société internationale des Écoles Berlitz de 1907 à 1913. Sénateur de l’Ain, en 1909, devenu briandiste, il est nommé, en 1910, ambassadeur extraordinaire en Argentine. De retour au Palais du Luxembourg, il se montre d’une rare activité, rapportant d’importants dossiers de politique étrangère notamment. Ministre de la Marine en 1913, il conduit, en 1915, une mission de propagande en Amérique latine. Patriote exigeant, il a dénoncé inlassablement la menace allemande jusqu’à son décès, par maladie, en 1917.