Thèse soutenue

La zone monétaire franc et son impact sur la mobilité des capitaux : la cas de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

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Auteur / Autrice : Vassiki Sanogo
Direction : Nicole Attia
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 2009
Etablissement(s) : Nice
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre d'Etudes en Macroéconomie et Finance Internationale (Nice)

Résumé

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Cette thèse porte sur la relation de causalité entre l’intégration économique et monétaire et les mouvements de capitaux. Nous vérifions l’hypothèse selon laquelle l’UEMOA n’aurait pas stimulé les mouvements de capitaux. Le premier chapitre est consacré à une étude des multiples initiatives d’intégration en Afrique de l’Ouest, jusqu’à l’adoption du traité de l’UEMOA et à une synthèse de la littérature relative à quelques unions économiques et monétaires de par le monde, qui montre que ces unions ont stimulé les mouvements de capitaux. Le chapitre deux est une étude limitative des mouvements de capitaux, pour juste donner leurs historiques et la doctrine qui les soutient. En plus, dans ce chapitre, l’analyse de l’apport des capitaux aux pays en développement révèle que se sont les pays développés qui accueillent aussi les capitaux et que seul quelques pays en développement (pays émergents) reçoivent des capitaux. Dans le chapitre trois, l’analyse des mesures fiscales d’incitations aux investissements étranger par les pays de l’UEMOA a révélé que les mesures n’ont pas eu les effets escomptés. Donc en plus des mesures d’incitations des investissements étrangers qui ont fait leur preuve en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, les pays membres de l’UEMOA doivent adopter des mesures d’incitations de l’approche par le marché de change et de l’approche macroéconomique. Le chapitre quatre s’inscrit dans le cadre d’une étude empirique où il s’agit de montrer si la zone UEMOA est intégré ou pas. Nous sommes parvenus a montré que la zone UEMOA est divisée en trois groupes, la Côte d’ivoire, qui est intégrée à l’ensemble de l’UEMOA et à la sphère financière mondiale relativement aux autres pays membres de l’UEMOA ; le groupe formé par le Sénégal, le Niger et le Bénin est intégré à l’ensemble UEMOA et moins à la sphère financière mondiale et le groupe formé par le Burkina Faso, le Mali et le Togo est intégré à la sphère financière mondiale et moins à l’ensemble UEMOA. Nous avons montré que la zone UEMOA n’a pas stimulé les mouvements de capitaux et en plus, que c’est une zone qui n’est pas suffisamment intégrée. Cette conclusion va dans le sens de l’hypothèse selon laquelle l’intégration économique et monétaire en Afrique de l’Ouest ne stimulerait pas les mouvements de capitaux.