Thèse soutenue

Approche expérimentale et numérique du comportement individuel de Temora longicornis (Müller, 1792), copépode calanoïde typique de la Manche orientale : réponses aux forçages biotiques et abiotiques

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Auteur / Autrice : Maud Moison
Direction : François SchmittSami Souissi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géosciences, Ecologie, Paléontologie, Océanographie
Date : Soutenance le 15/12/2009
Etablissement(s) : Lille 1

Résumé

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Dans un milieu marin hétérogène, la capacité des copépodes à minimiser les dépenses d'énergie dues à la nage et à maximiser la probabilité de rencontre avec un partenaire ou une proie est cruciale. En outre, pourvus de chemio et mécanorecepteurs, ces animaux sont de bon «nano-biodétecteurs», sensibles aux stress environnementaux et aux variations saisonnières. L’objectif de cette étude est de caractériser les réponses comportementales de l’espèce Temora longicornis (Müller, 1792), copépode typique de la Manche orientale, en relation avec les différents forçages biotiques et abiotiques de ce milieu. L’effet des variations de température et de salinité ainsi que la présence de proies ont été testés isolément et en milieu contrôlé. Parallèlement, un suivi régulier du comportement a été réalisé pendant 2 ans. Pour cela, des trajectoires de copépodes males et femelles ont été étudiées en utilisant des méthodes provenant des domaines de la théorie de l'information et de la physique statistique, et par le biais d’analyses symboliques de différents états de nages. Chez cette espèce la nage consiste en des successions de périodes de repos et d’exploration interrompues par des sauts. La vitesse de nage et particulièrement la fréquence des sauts augmentent en présence de températures plus extrêmes. La présence d’algue modifie aussi nettement son activité, notamment le temps alloué à l’exploration et la nage rapide croissent avec la disponibilité de proies. Ainsi, l’influence de ces facteurs et la grande variabilité du milieu côtier en Manche Orientale tant du point de vue physique que biologique peuvent expliquer la variation du comportement observée lors du suivi saisonnier.