Transport non linéaire dans un réacteur hélicon
| Auteur / Autrice : | Laurent Liard |
| Direction : | Pascal Chabert, Jean-Luc Raimbault |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physiques des plasmas |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Palaiseau, Ecole polytechnique |
| Jury : | Président / Présidente : Emmanuel Rosencher |
| Examinateurs / Examinatrices : Pascal Chabert, Jean-Luc Raimbault, Gilles Cunge, Fabrice Doveil, Timo Gans, Stéphane Mazouffre | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Gilles Cunge, Fabrice Doveil |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les plasmas radiofréquences basse pression, utilisés pour la gravure de motifs nanométriques, requiert des taux d'ionisation suffisamment faibles pour que la diffusion du plasma soit régie par l'interaction des particules chargées avec un bain de gaz neutre. La propulsion spatiale nécessite des taux d'ionisation plus importants (qlq %), modifiant considérablement le transport des espèces vers les parois. Cette thèse présente une analyse théorique et expérimentale de ces plasmas fortement ionisés en présence d'un champ magnétique extérieur. Plusieurs modélisations fluides unidimensionnelles du plasma incluant la dynamique des neutres dans différents régimes de pression sont étudiées. Leur analyse, essentiellement analytique, met en évidence la présence d'un minimum de densité de neutres au centre de la décharge qui entraîne une augmentation du flux ionique à la paroi. Le bilan de puissance et le bilan de particule sont désormais couplés. L'ajout du bilan d'énergie pour le gaz neutre montre que l'échauffement du gaz est la principale cause du phénomène de déplétion. Diverses mesures dans la chambre de diffusion d'un réacteur hélicon corroborent ces prévisions théoriques. L'augmentation de température du gaz est quantifiée par LIF sur des métastables d'argon. La densité du gaz neutre, mesurée par TALIF, est minimum au centre de la décharge et présente également une diminution globale, très sensible au champ magnétique. Une étude temporelle du phénomène montre que le minimum de déplétion au centre apparaît en un temps typique de diffusion {millisecondes) alors que la densité globale, résultant de l'équilibre injection/pompage, met plus d'une seconde à se stabiliser.