Jean-Louis Pascal (1837-1920), architecte : la tradition de l'Ecole des beaux-arts à l'épreuve du romantisme
| Auteur / Autrice : | Anne Richard-Bazire |
| Direction : | Jean-Michel Leniaud |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire de l'art |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Paris, EPHE |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : École pratique des hautes études (Paris). Section des sciences historiques et philologiques |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Jean-Robert Armogathe |
Mots clés
Résumé
Jean-Louis Pascal a vu le jour à Paris en 1837 pendant la monarchie de Juillet, dans un milieu modeste. Il deviendra l'un des architectes les plus importants de la 2e moitié du XIXe siècle. Son éducation artistique se déroule sous le Second Empire et s'achève en 1866 par l'obtention de la prestigieuse récompense du grand prix de Rome. Sa carrière débute sous la Troisième République et se termine avec la 1re guerre mondiale. Il décède en 1920. Formé à l'École des beaux-arts sous l'égide de Jacques Étienne Gilbert et de Charles Auguste Questel, Pascal emprunte, dans ses réalisations, à l'austérité rationaliste du premier et au romantisme éclectique du second. C'est cependant un troisième architecte, Charles Garnier, qui a façonné son tempérament artistique. « Après M. Questel, M. Garnier m’a fait ce que je suis », aimait à dire Jean-Louis Pascal. Considéré comme un architecte « éclectique » – il s'en défend –, accusé de manquer d'originalité, Pascal a réalisé une œuvre dense, multiple, importante, notamment à la Bibliothèque nationale de Paris dont il est chargé pendant trente-sept ans. Il y réalise la deuxième grande salle de lecture, la salle ovale. Jean-Louis Pascal était un personnage officiel du monde de l'architecture de la Troisième République. Il fit partie de tous les jurys d'architecture, et son œuvre s'est vue couronnée des plus hautes distinctions. Il a dirigé l'un des trois grands ateliers de l'époque et enseigna à de nombreux élèves étrangers et notamment à des élèves américains ; on peut dire qu'il est en partie responsable de l'engouement pour le style « Beaux-Arts » qui se développa aux États-Unis à partir de l'exposition universelle de Chicago de 1893