Étude expérimentale et numérique de la pollution atmosphérique dans les villes côtières tunisiennes
| Auteur / Autrice : | Karim Bouchlaghem |
| Direction : | Blaise Nsom |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'ingénieur. Génie électrique |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Brest |
Mots clés
Résumé
Le développement d’une brise de mer matinale engendre l’augmentation de la concentration en O3 et SO2 à Sousse (Tunisie). Le champ du vent change de direction en se renforçant durant ce type de brise. Nous montrons que les émissions de la centrale électrique de la région sont responsables de la dégradation de la qualité de l’air à Sousse. Cependant, le déclenchement d’une brise de mer dans l’après-midi favorise une augmentation rapide et tardive de la concentration de 03. La recirculation de la pollution couplée à la production photochimique contrôlent l’évolution de la concentration de l’ozone dans la région de Sousse. Ce type de brise génère la formation d’un front de brise et de la circulation de retour au sommet de la couche limite atmosphérique. Les relevés de mesures obtenues à partir de stations fixes et mobiles sur les côtes tunisiennes soutenues par des images satellitaires (MODIS et SEAWIFS) ont servi à l’étude de l’évolution saisonnière des principaux polluants atmosphériques. L’augmentation de la concentration en ozone est due au déclenchement tardif de la brise de mer. Quant aux poussières PM10, cette étude montre que l’augmentation de leur concentration a été observée simultanément dans les quatre sites de mesure (Bizerte, Sousse, Sfax et Tunis). Cela nous a permis de mettre en évidence l’implication des poussières Sahariennes. L’évolution de la concentration des polluants primaires (NO, NO2 et SO2) dépend de la dynamique des masses d’air et des transformations photochimiques saisonnières. Afin de valider ces résultats expérimentaux, nous avons mené une étude numérique à l’aide du code FLUENT permettant de modéliser le phénomène de dispersion d’un polluant en présence d’un écoulement tridimensionnel. Les résultats du modèle sont en bon accord avec les mesures expérimentales. Nous avons ainsi pu mettre en évidence le comportement tridimensionnel des polluants et leur contribution à l’augmentation de la concentration en surface.