Modèles dynamiques de la différence lymphoïde : données théoriques et moléculaires
Auteur / Autrice : | Marie Bonnet |
Direction : | Pierre Ferrier |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Biologie des eucaryotes |
Date : | Soutenance en 2009 |
Etablissement(s) : | Aix-Marseille 2 |
Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Marseille) |
Mots clés
Résumé
Les gènes codant pour les récepteurs antigéniques Ig et TCR sont assemblés par un processus de réarrangement somatique hautement régulé, nommé la recombinaison V(D)J. De nombreux travaux ont, par des approches génétiques et moléculaires, démontré le rôle essentiel d'éléments régulatuers (''enhancers'', promoteurs & facteurs nucléaires qui s'y fixent) dans l'étape initiale d'activation de ces contrôles. Cependant, les mécanismes qui président à l'induction et la régulation des recombinaisons V(D)J pour la différenciation cellulaire et l'établissement de l'exclusion allélique (e. G. , expression d'un seul idiotype de récepteur) demeurent mal compris. Au cours de ma thèse, je me suis intéressée à ces processus de régulation au niveau du locus TCRß. Puor cela, j'ai étudié d'une part le phénotype de souris ''knockin'' dans lesquelles l'enhancer transcriptionnel ß (Eß) a été remplacé par une forme tronquée (Eß169). La caractérisation du phénotype de ces souris a permis de proposer un modèle bimodal de fonctionnement Eß, selon le stade de développement et le promoteur partenaire. D'autre part, j'ai étudié le phénomène de l'exclusion allélique en collaboration avec deux équipes du laboratoire de Dynamique Non Linéaire (CPT, Marseille). Ces collaborations ont permis d'élaborer des modèles théoriques de la différenciation précoce Tαß axé sur la dynamique des recombianisons (V(D)J et ses implantations au niveau de la régulation stochastique de l'exclusion allélique. L'ensemble de ces travaux ont permis de mieux définir les processus ede régulation mis en jeu au cours du développement lymphocytaire T précoce.