Thèse soutenue

Rôle des récepteurs Toll-like 3, 7 et 9 dans la myocardite auto-immune expérimentale

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Auteur / Autrice : Philippe Pagni
Direction : Lena Alexopoulou
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Immunologie
Date : Soutenance en 2009
Etablissement(s) : Aix-Marseille 2
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole Doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Marseille)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les récepteurs de la famille Toll-like (TLRs) permettent aux mammifères de détecter spécifiquement divers agents infectieux et orchestrer les réponses immunitaires innées et adaptatives. Les TLRs intracellulaires (TLR3, TLR7, TLR8 et TLR9) détectent des ligands à base d'acides nucléiques d'origine virale ou bactérienne et de plus, tiennent une place importante dans l'auto-immunité car ils peuvent contribuer au développement de certaines maladies auto-immunes en étant capables de reconnaître des ADN ou ARN du soi libérés par des cellules endommagées ou stressées. La cardiomyopathie dilatée (DCM) résulte souvent d’une myocardite d’origine virale, et reste la cause la plus fréquente d'insuffisance cardiaque chez les jeunes adultes. La myocardite et la DCM possèdent également des caractéristiques auto-immunes; des études ont montré que MyD88, la molécule de signalisation utilisée par tous les TLRs sauf TLR3, joue un rôle essentiel dans la myocardite puisque les souris invalidées pour MyD88 ne développent pas de myocardite auto-immune expérimentale (EAM), comparées à des contrôles. Le but de mon projet était d'évaluer la contribution individuelle de TLR3, TLR7 et TLR9 dans le modèle EAM. Nos données suggèrent que la signalisation par TLR7 joue un rôle dans l'EAM car les souris déficientes pour TLR7 (TLR7-/-) développent une myocardite moins sévère que les contrôles, avec moins d'infiltration de macrophages, granulocytes et cellules T CD4 dans le cœur. Cependant, les souris TLR3-/- et TLR9-/- développent une myocardite similaire aux contrôles, suggérant que ces récepteurs ne jouent aucun rôle dans l'EAM. Nous proposons que TLR7 contribue à l'inflammation cardiaque en pouvant être stimulé par un ligand endogène issu de cellules mourantes après les premières lésions. La déficience pour TLR7 amène à une protection dans différents modèles murins de lupus. Collectivement, cibler la voie de signalisation cellulaire par TLR7 pourrait être prometteur dans la prévention ou le traitement des maladies auto-immunes.