Thèse soutenue

La formation stellaire induite par les régions H II dans notre galaxie : questions posées et éléments de réponse

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Auteur / Autrice : Mélanie Pomarès
Direction : Annie Zavagno
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique et Sciences de la matière. Rayonnement, Plasma et Astrophysique
Date : Soutenance en 2009
Etablissement(s) : Aix-Marseille 1
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Provence. Section sciences

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse présente une étude de la formation stellaire induite par l'expansion de régions d'hydrogène ionisé (régions H II) dans la galaxie. J'utilise pour ce travail un échantillon de 8 régions H II. Après avoir justifié le choix de ces régions, je montre les avantages d'une étude multi-longueurs d'onde. Nous montrons que l'accumulation de matière autour des régions H II semble avoir lieu systématiquement, en accord avec la théorie d'accumulation et effondrement (collect & collapse). Les observations moléculaires montrent l'association de la coquille collectée avec la région ionisée. De plus, cette coquille semble fragmentée dans de nombreux cas. De la formation stellaire est observée en direction des régions H II: l'expansion de ces régions semble pouvoir créer les conditions physiques nécessaires à la formation de jeunes amas stellaires et d'étoiles massives de seconde génération. Plusieurs processus de formation stellaire semblent être à l'œuvre autour d'une même région. L'étude spectroscopique dans la bande K d'étoiles excitatrices a montré que les vents de ces étoiles ont un rôle négligeable dans l'expansion des régions H II RCW 79, RCW 82 et RCW 120. L'étude des spectres de sources jeunes observées autour de ces régions a confirmé l'association de la majorité des sources avec les régions HII. Dans le futur, les données de la mission spatiale infrarouge Herschel permettront de couvrir une plus large gamme de longueur d'onde. Il sera donc possible de mieux contraindre les propriétés des jeunes objets stellaires, notamment leur masse et leur état d'évolution, grâce à une meilleure couverture de leur distribution spectrale d'énergie.