Evolution des très petites particules de poussière dans le cycle cosmique de la matière : méthodes de séparation aveugle de sources et spectro-imagerie avec le télescope spatial Spitzer
| Auteur / Autrice : | Olivier Berné |
| Direction : | Christine Joblin, Yannick Deville |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Astrophysique |
| Date : | Soutenance en 2008 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les très petites particules de poussière carbonée dominent l'émission dans l'infrarouge (IR) moyen d'un grand nombre d'objets astrophysiques de notre galaxie, et celui des galaxies extérieures. Il est admis que les bandes observées dans ces spectres sont dues à l'émission d'hydrocarbures polycycliques aromatiques (PAH) ou de populations proches chimiquement des PAH. Cependant l'origine des variations de la forme de ces spectres suivant l'environnement considéré reste inexpliquée. Afin de progresser sur cette question, nous avons appliqué des algorithmes de séparation aveugle de sources aux données de spectro-imagerie de nébuleuses par réflexion obtenues avec le télescope spatial Spitzer de la NASA. Cette analyse nous a permis de mettre en évidence l'évolution physico-chimique des très petites particules de poussière : les macromolécules de type PAH sont produites par évaporation de très petits grains sous l'effet du champ ultraviolet et ensuites ionisées. Cette évolution, intimement liée aux conditions physiques du milieu, est à l'origine des variations spectrales observées dans ces nébuleuses. Ces résultats nous ont permis d'obtenir une base de spectres pour l'analyse de l'émission des très petites particules de poussière dans le cycle cosmique de la matière. Nous avons montré qu'il est possible d'expliquer la forme du spectre infrarouge moyen observé dans les nébuleuses planétaires et les disques protoplanétaires en la reliant aux conditions physiques qui règnent dans ces objets. L'étude de ces environnements circumstellaires nous a également permis de mettre en évidence de nouvelles populations de très petites particules. . .