Thèse soutenue

Le vieillissement cognitif et l'hypothese de l'exercice mental

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Andrea Soubelet
Direction : Étienne Mullet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie cognitive
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Toulouse 2

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Bien qu'intuitivement plausible et défendue par l'opinion publique, l'hypothèse de l'exercice mental selon laquelle l'investissement d'activités stimulantes sur le plan intellectuel peut améliorer ralentir le déclin observé au fil de l'âge dans certaines habiletés cognitives, souffre toujours d'un manque évident de soutien empirique. La thèse proposée ambitionne de contribuer à l'étude de sa validité, au travers d'approches de l'exercice mental considérant davantage l'interaction activité-individu. À ce titre, quatre études ont été menées, avec quatre indicateurs potentiels de l'exercice mental différents, plus subjectifs que les indicateurs jusqu'alors utilisés. Dans l'ensemble, les études ont soutenu que les individus les plus actifs sur le plan cognitif montraient de meilleures habiletés cognitives, tout au long de la vie. En revanche, aucun des indicateurs d'exercice mental ne s'est avéré modifier la cinétique des effets de l'âge sur le plan cognitif. Par ailleurs, les exigences mentales évaluées d'une activité sont apparues, en partie, fonction des ressources cognitives de l'individu qui la pratique. Contre-intuitivement, il semblerait que de moins grandes ressources cognitives soient associées à de moins grandes exigences mentales perçues. L'accent est mis sur les enseignements apportés par les indicateurs plus subjectifs de l'exercice mental utilisés dans le cadre de ce travail. Nous proposons certaines pistes de recherche et rappelons certaines explications possibles à cet échec récurrent à soutenir empiriquement l'hypothèse de l'exercice mental. Les limites des travaux jusqu'alors conduits nous contraignent à refuser d'accepter, pour l'heure, l'hypothèse nulle.