Quel danger fera-t-il demain ? : le rôle des expectations de protection sur l'activation différentielle des composantes du modèle de l'implication et de la construction de la culture du risque : l'exemple des risques météorologiques
| Auteur / Autrice : | Stéphane Meurisse |
| Direction : | Michel Bataille, Christine Mias |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Éducation, formation, insertion |
| Date : | Soutenance en 2008 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 2 |
Résumé
Le terrain d’étude de la météorologie sert ici de prétexte pour montrer comment se construit une culture du risque. Pour prévenir les risques liés aux phénomènes météorologiques intenses, dont certains sont associés à l’effet du réchauffement climatique, des plans de prévention et notamment la « carte de vigilance » ont été mis en oeuvre suite aux tempêtes de 1999. Nous nous posons la question de savoir quel peut être l’impact de cette recrudescence des alertes météorologiques sur les représentations des risques. Ne serait-elle pas un des éléments « activateur » de cette « société du risque » ? Les alertes « ratées », ne décrivant pas les effets météorologiques réellement produits, participent à définir une réalité venant renforcer la culture du risque. En tenant compte d’un ancrage historique et social des expectations de protection nous avons mesuré leurs influences sur les principales composantes du modèle de l’implication (Repères – Sens – Sentiment de contrôle) et tout particulièrement sur la dimension du « Sens » en le décomposant en trois variantes. Les sujets impliqués professionnellement ont un traitement différentiel de ces messages de prévention rapprochant leurs représentations de celle d’autres professionnels : les prévisionnistes. La recherche révèle deux attitudes face aux risques. Certains sujets tentent de minimiser les risques en mobilisant des compétences pour « se protéger » et d’autres de les amplifier afin « d’être protégés ». Les expectations de protection laissent entrevoir l’influence qu’elles peuvent générer sur les organisations faisant émerger de nouvelles pratiques professionnelles des prévisionnistes pour répondre à ce sentiment d’insécurité.