Thèse soutenue

Les plans d'organisation textuelle en français et en japonais : de la rhétorique contrastive à la linguistique textuelle

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Auteur / Autrice : Yumi Takagaki
Direction : Philippe Lane
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Rouen

Résumé

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Cette étude a pour but de décrire et d'expliquer des différences dans les modes d'organisation textuelle en français et en japonais. La partie I décrit des différences entre les deux langues et tente d'en trouver les originnes du point de vue de la rhétorique contrastive. Sont identifiées neuf spécificités du japonais qui contribuent à créer des différences : 1 le schéma organisationnel ki-syô-ten-ketu ; 2 la structure relâchée et le cadre ; 3 le sujet comme point de départ ; 4 le goût du symbole ; 5 l'expression de soi ; 6 l'interaction ; 7 l'expression indirecte ; 8 le caractère fragmentaire ; 9 l'évocation et les liens associatifs. L'examen de ces spécificités, avec d'autres caractéristiques, se fait sur le plan de la production (la comparaison de manuels scolaires français et japonais) et sur le plan de la représentation (une enquête auprès d'étudiants japonais et de professeurs français). La partie II est consacrée à l'examen des facteurs linguistiques et à la caractérisation des deux langues. En adoptant le cadre théorique d'Adam, nous examinons cinq aspects textuels : la continuité, la discontinuité et les trois dimensions d'une proposition-énoncé. Entre les deux langues sont observées cinq différences fondamentales. 1 La cohésion est plus forte en français qu'en japonais. 2 La référence est plus explicite en français qu'en japonais. 3 La prise en charge énonciative est moins explicite en français qu'en japonais. 4 La valeur illocutoire est moins forte en français qu'en japonais. 5 La segmentation textuelle est plus forte en français qu'en japonais. Pour vérifier ces hypothèses, les quatre phénomènes suivants sont examinés : les connecteurs, le non-dit, oui/si/non et les personnes.