Thèse soutenue

Les objets en fer protohistoriques de Haute Birmanie : réalisation d’un corpus, classement typologique, approches morphologique et technologique

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Auteur / Autrice :  Nini Khet
Direction : Jean-Pierre Pautreau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéologie et archéométrie
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Rennes 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La thèse, première étude de ce type au Myanmar, inventorie, classe et étudie 330 objets en fer de Haute Birmanie trouvés fortuitement ou au cours de fouilles archéologiques de sépultures protohistoriques, principalement dans la vallée de la Samon : 47 % sont des outils, 41 % peuvent être assimilés à des armes de chasse ou de guerre, 1,8 % à des parures alors que 9,7 % correspondent à des fragments non identifiés. Tous ces objets fonctionnels considérés comme appartenant en propre au défunt jouaient un rôle dans les rituels funéraires. La vallée, comme les régions voisines, était pourvue en minerai de fer. Les forgerons produisaient des instruments en fer de taille modeste, utilisant de petits bas fourneaux. Ce fer de la vallée de la Samon a été produit par réduction directe, comme alors dans les autres pays de l’Asie du Sud-Est et en Inde. Les microstructures relèvent qu’il était forgé. Il n’y a pas de traces, comme on en observe en Chine, de fonte blanche ou grise, que l’on obtient par réduction indirecte. Aucune trace d’importation d’acier n’a non plus été décelée. Si la cémentation était employée, elle était mal contrôlée puisque la teneur en carbone est hétérogène y compris dans les zones cémentées. Il n’existe aucun objet en fer moulé. La poignée en bronze des épées bimétalliques contemporaines était, par contre, comme en Chine et au Viêtnam, moulée. Les objets en fer de la vallée de la Samon apparaissent moins variés que ceux des premières populations urbaines de Haute-Birmanie (sites Pyu). Un travail de restauration a permis de recueillir des informations complémentaires.