Thèse soutenue

Physiopathologie des DCP et maladies apparentées de l'axonème : approches moléculaires et cellulaires

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Auteur / Autrice : Anne Moore
Direction : Estelle EscudierSerge Amselem
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génétique humaine
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Paris 12

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les dyskinésies ciliaires primitives (DCP) sont des maladies génétiques rares majoritairement transmises selon un mode autosomique récessif. Liées à une anomalie des cils, elles sont principalement exprimées au niveau respiratoire. Au-delà de l’identification des premiers gènes majeurs responsables de DCP, DNAI1 et DNAH5, ces dernières années ont vu un engouement scientifique pour les cils. Mes travaux de recherche ont poursuivi trois objectifs principaux : 1. Malgré les efforts de recherche, le défaut moléculaire n’avait pas été identifié pour de nombreux patients atteints de DCP, justifiant la poursuite de la recherche de nouveaux gènes. Nous avons mis en évidence dans une famille qui présentait un phénotype clinique associant DCP et rétinite pigmentaire une mutation de RPGR. Ce gène code une protéine localisée au niveau du cil connecteur des photorécepteurs et exprimée dans les cils respiratoires. 2. Nous nous sommes aussi intéressés aux stérilités masculines par immobilité du flagelle des spermatozoïdes liée à des défauts de l’ultrastructure axonémale. Même si nous n’avons pas identifié de mutations du gène UBE2B chez ces quelques patients, il reste cependant un bon gène candidat. La protéine codée est une enzyme qui serait impliquée dans la condensation de la chromatine et la mise en place du cytosquelette des spermatozoïdes. 3. L’implication de DNAI1 dans les DCP a permis de disposer d’un marqueur spécifique de la différenciation des cellules ciliées respiratoires. Ainsi, nous avons montré que le TGF-β1, cytokine inflammatoire exprimée dans les maladies chroniques respiratoires, altère la différenciation ciliée.