Thèse soutenue

Thermodynamique des agrégats bimétalliques : surface, volume et effet de taille finie

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Florence Lequien
Direction : Fabienne BerthierJérôme Creuze
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences appliquées. Matériaux et métallurgie
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)

Mots clés

FR

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

La taille finie des nanoparticules leur confère des caractéristiques spécifiques, tant en surface qu’en leur cœur. Dans ce contexte, nous avons étudié la thermodynamique des agrégats bimétalliques à l’aide d’un modèle d'Ising traité par simulations Monte Carlo et également dans l'approximation de champ moyen. Nous avons considéré le système Cu-Ag, prototype des systèmes à forte tendance à la démixtion. Pour un cuboctaèdre de quelques milliers d’atomes, les simulations Monte Carlo ont montré que les différentes facettes de la surface sont le lieu d’un équilibre dynamique à suffisamment basse température. Ainsi, au sein d’un même agrégat, nous prédisons la coexistence de facettes (100) riches en cuivre et riches en argent, ce résultat s’étendant aux facettes (111) et mêmes aux arêtes. Un équilibre dynamique similaire est également observé pour les couches de cœur, équivalent de la démixtion pour le système infini. L’étude de la chaîne linéaire nous a permis de déterminer les facteurs régissant la compétition entre le mouillage (enrichissement en Ag partant de la surface et gagnant progressivement le cœur) et l’établissement d’un équilibre dynamique initié au cœur. L’influence de la taille de la chaîne sur cette compétition a été spécialement étudiée, ce qui conduit à l’ébauche d’un diagramme de phase de milieu fini intégrant la ségrégation superficielle. Nous avons complété cette étude sur réseau par la prise en compte des relaxations atomiques, via un potentiel interatomique à N-corps, dans le cas de l’icosaèdre. Nous illustrons les effets des contraintes propres à cette structure, qui se manifestent par de fortes hétérogénéités de compositions intra et inter couches.