Thèse soutenue

Rôle des ARN non-codants pour des protéines (npcRNAs) dans la régulation de l'architecture de la racine

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Auteur / Autrice : Philippe Laporte
Direction : Martin Crespi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques. Sciences du végétal
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les plantes font varier l’architecture de leurs racines pour s’adapter aux conditions environnementales. Les Légumineuses forment en outre 2 types d’organes, les racines latérales et les nodosités. Ces dernières fixent l’azote via une interaction mutualiste avec les bactéries Rhizobium. Récemment, des ARN ne codant pas de protéines ont été révélés comme régulateurs du développement, ils incluent des petits ARN (mi/tasiRNA) et des classes d’ARN aux mécanismes d’action inexplorés. Lors de ce travail de Thèse, nous avons exploré le rôle et les mécanismes d’action de npcARN dans l’architecture racinaire chez Medicago truncatula. D’abord, nous avons identifié et caractérisé le précurseur du MIR166, contenant 2 copies en tandem du MIR166 au sein d’une unité transcriptionnelle. La surexpression de ce précurseur dans des racines de M. Truncatula affecte la genèse des tissus vasculaires et des organes latéraux. Deuxièmement, nous avons analysé les partenaires protéiques pouvant interagir avec le npcRNA Enod40, impliqué dans l’organogenèse des nodosités chez M. Truncatula. Ces travaux ont abouti à l’identification d’une famille de peptides, les SNARP (Small Nodulin Acidic RNA-binding Protein). SNARP2 est capable de se lier aux ARN simple brin et une approche fonctionnelle par ARN interférent a révélé un rôle dans la régulation de l’invasion des nodosités par Rhizobium. Finalement, j’ai participé à la recherche de npcARN chez Arabidopsis, et nombre de ces gènes se sont révélés régulés au niveau des racines lors de stress abiotiques. En définitive, ces résultats révèlent de nouveaux rôles des npcRNA et de leurs partenaires protéiques dans le contrôle de l’architecture de la racine.