Le corps féminin et ses représentations poétiques dans la latinité tardive

par Sophie Malick-Prunier (Malick)

Thèse de doctorat en Études latines

Sous la direction de Vincent Zarini.

Soutenue le 21-06-2008

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) , en partenariat avec Laboratoire d’études sur les Monothéismes (Paris) (laboratoire) .

Le président du jury était Étienne Wolff.

Le jury était composé de Jean-Louis Charlet, Sylvie Laigneau-Fontaine.


  • Résumé

    La mise en évidence, dans les traditions classique et chrétienne, d’un principe dominant de dysfonctionnement et d’infériorité du corps féminin, aboutit au constat d’une stabilité notable dans les thèmes, les images et les procédés littéraires utilisés dans les poèmes figurant ce dernier, depuis la période classique jusqu’à la latinité tardive. Qu’il s’agisse de la puella, de la sponsa ou de la uirgo, le corps de la femme est le support d’un discours le plus souvent édifiant, où dominent les canons traditionnels de la beauté, associés aux vertus de fides, pietas et pudor. Pour autant, on observe un infléchissement remarquable dans la tonalité d’ensemble du discours poétique tardif sur le corps féminin : du fait, notamment, de la prédominance progressive des textes chrétiens, celui-ci bénéficie peu à peu des implications du mystère de l’Incarnation, jusqu’à devenir, nonobstant le discours de certains Pères, le paradigme de la glorification de la chair, permise par le sacrifice du Christ et chantée, grâce à toutes les ressources d’un art de la profusion, par les poètes.

  • Titre traduit

    The Female Body and his Representations in Late Latin Poetry


  • Résumé

    A striking constancy in the use of themes, images and literary techniques in poems spanning from the Classical to the late Latin periods emerges once a prevailing principle in the Classical and Christian traditions is brought to the fore. According to this principle as revealed by these poems the female body is both dysfunctional and inferior. Whether it be the puella, the sponsa or the uirgo, the female body serves as the medium for an oft edifying discourse dominated by the traditional canons of beauty together with the virtues fides, pietas and pudor. It is nevertheless possible to underscore a notable shift in the tone of the late poetic discourse taken as a whole with respect to the female body : little by little the latter reaps the benefits from the growing influence of Christian texts and, in particular, from the implications of the mystery of Incarnation, to become the paradigm of the glorification of the flesh allowed by the sacrifice of Christ – this, notwithstanding the discourse of certain Fathers – and sung by the poets thanks to the resources afforded by a generous art form.


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  • Détails : 1 vol. (563 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 533-560. Index

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