Thèse soutenue

Place de l'activation microgliale associée à la dégénérescence des neurones dopaminergiques provoquée par la 6-OHDA chez le rat : implication dans la compréhension de la pathogénie de la maladie de Parkinson

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Auteur / Autrice : Vincent Henry
Direction : Philippe Damier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Médecine. Neurosciences
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Nantes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale chimie biologie (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Nantes Université. Pôle Santé. UFR Médecine et Techniques Médicales (Nantes)

Résumé

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Ce travail a conduit au développement d'un nouveau modèle de maladie de Parkinson (MP) chez le rat. Suite à l'injection bilatérale de 6-OHDA, un toxique des neurones dopaminergiques (DAic), les animaux présentaient des troubles moteurs spécifiques, quantifiables et corrélés à la perte en neurones DAic dans la substance noire (SN), et réversibles sous traitement par L-DOPA. Le traitement par L-DOPA entraînait le développement de dyskinésies chez les animaux les plus dénervés. Les phénomènes inflammatoires associés à la dégénérescence DAic provoquée par la 6-OHDA ont été ensuite étudiés. La cinétique de l'activation microgliale a été analysée sur 35 jours suivant l'injection du toxique. Elle révélait la stricte concomitance de l'activation microgliale et de la dégénérescence des neurones DAic au niveau de la même zone de la SN. Chez les rats sham, l'activation microgliale due au traumatisme de l’injection du véhicule n'entraînait pas de perte des neurones DAic. Le traitement des animaux par la minocycline, considérée comme un inhibiteur de l'activation microgliale, a plutôt conduit à une accentuation de la perte en neurones DAic accompagnée en parallèle d'une plus forte activation microgliale, suggérant un rôle protoxique de ce traitement avec la 6-OHDA. Une analyse moléculaire par RT-PCR quantitative dans ce même modèle rat a montré une augmentation des ARN messagers de GDNF, TNFalpha et iNOS possiblement produits par la microglie une fois la dégénérescence neuronale initiée. L'ensemble des résultats obtenus dans ce modèle de MP suggère que l'activation microgliale n’est pas un phénomène primaire à la dégénérescence des neurones DAic provoquée par la 6-OHDA dans la SN.