Thèse soutenue

Remédiation cognitive et schizophrénie : quels effets sur le fonctionnement cognitif et cérébral ?

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Auteur / Autrice : Aurélie Royer
Direction : Denis BrouilletJacques Pellet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie cognitive expérimentale
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Montpellier 3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Les troubles cognitifs, très fréquents dans la schizophrénie, retentissent sur la vie quotidienne et l’insertion socioprofessionnelle des patients. Ils sont actuellement la cible de thérapies de remédiation cognitive permettant d’améliorer les capacités des patients. Les premières études donnent cependant des résultats divergents et évaluent peu les effets sur la vie quotidienne. Nous avons estimé chez 59 patients schizophrènes randomisés en deux groupes (remédiation et traitement habituel) les effets d’un nouveau programme de remédiation incluant à la fois des approches par restitution et compensation sur les fonctions cognitives et leur transfert sur un test écologique. Les corrélats cérébraux de cette thérapie sont étudiés chez 16 patients du groupe remédiation comparés à 13 sujets sains en Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf). Les participants sont évalués avant et après remédiation avec une batterie de tests neuropsychologiques et en IRMf. Les résultats mettent en évidence un effet bénéfique de la remédiation sur les fonctions cognitives, principalement mnésiques et exécutives chez les patients schizophrènes. Cet effet se généraliserait sur un test écologique, en lien avec une amélioration des activités socioprofessionnelles. La remédiation cognitive améliorerait donc la gestion de la charge mentale à travers l’augmentation ou l’allocation des ressources cognitives, ce qui favoriserait l’organisation des patients et leur autonomie. Ces améliorations peuvent être mises en lien avec les résultats IRMf mettant en évidence une réorganisation du fonctionnement cérébral suite à la remédiation.