Evidences, doute et tromperie divine : édition critique du Livre I, Question I des Sentences de Pierre d'Ailly
| Auteur / Autrice : | Monica Calma, Pierre d' Ailly |
| Direction : | Olivier Boulnois |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences religieuses |
| Date : | Soutenance en 2008 |
| Etablissement(s) : | Paris, EPHE |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : École pratique des hautes études. Section des sciences religieuses (Paris) |
Mots clés
Résumé
Ce travail propose d’un côté une édition critique du prologue des Sentences de Pierre d’Ailly (1350-1420) réalisée sur la collation des trois manuscrits Paris, Mazarine 934, 935 ; Sorbonne 194. De l’autre côte il propose l'analyse de la conception développée dans ce prologue, au sujet de degrés d’évidence. Pierre d’Ailly atteste l’existence d’une évidence absolue, à savoir celle du principe de non-contradiction, de l’évidence des propositions contingentes du genre ego cogito, ego vivo, et de l’évidence relative (secundum quid) manifeste dans le cas de la connaissance sensitive. L’évidence se définit aussi comme l'opposé de l'erreur. La cause principale de la tromperie est selon Pierre d’Ailly l’intervention de Dieu dans le processus de notre connaissance. Une enquête sur le problème de l’évidence chez Duns Scot, Guillaume d’Ockham, William Crathorn, Walter Chatton, Adam Wodeham, Jean Buridan et Jean de Mirecourt, ainsi que sur la doctrine de l’intuition de l’objet non-existent chez Pierre d’Auriol nous a permis de tracer la genèse de la pensée de Pierre d’Ailly et de dégager la nouveauté de sa position. Nous avons démontré qu’une grande partie de l’ouvrage de Pierre d’Ailly est assurée par des arguments copiés verbatim de Jean de Mirecourt, et nous avons classé son plagiat sous trois catégories : le plagiat d’expression, le plagiat polémique et le plagiat simpliciter.