Thèse soutenue

Interaction de la bactérie Vibrio harveyi avec son hôte, l’ormeau Haliotis tuberculata : approches physiologiques, cellulaires et moléculaires

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Auteur / Autrice : Marie-Agnès Travers
Direction : Christine Paillard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Microbiologie
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Brest

Résumé

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Depuis quelques années seulement, l’aquaculture d’ormeau se développe en Europe, mais doit déjà faire face à de nombreuses maladies. Les populations naturelles, comme les élevages d’Haliotis tuberculatcz, ont subi de fortes pertes depuis les années 1997, principalement à cause d’une bactérie pathogène, Vibrio harveyi. La vibriose de l’ormeau européen, ses signes macroscopiques, ainsi que les conditions favorables à son développement ont été étudiés par des suivis in situ et des expériences en laboratoire. Ces études nous ont permis de démontrer l’importance de la température (>17°C), de la physiologie des animaux (période de reproduction) et de la présence d’une souche pathogène (porteuse du plasmide pVCR1) pour le développement de la vibriose. Un cycle de la maladie et une première localisation des tissus cibles des ormeaux (branchies, muscle et hémolymphe) ont été proposés. De plus, un lien clair entre la période de reproduction avec un déficit immunitaire et la sensibilité des animaux a également été établi. Par des approches moléculaires, il a été démontré que les souches virulentes de V. Harveyi interfèrent avec le système immunitaire probablement via une inhibition partielle de la voie d’activation des MAP Kinases dans les hémocytes. Enfin, nous avons pu mettre en évidence le rôle clé des plasmides pVCR dans la virulence des souches.