Thèse soutenue

Gens d'armes et art de la guerre dans le sud-ouest de la France (1337-1380) : oppositions et spécificités

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Franck Legrand
Direction : Françoise Bériac-Lainé
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire médiévale
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Bordeaux 3

Résumé

FR  |  
EN

Cette thèse porte sur quelques aspects militaires du sud-ouest de la France (structures, rémunération, art de la guerre) au début de la guerre de Cent Ans (1337-1380). Elle compare les armées du roi de France, du roi d’Angleterre (également duc d’Aquitaine), ainsi que celles du vicomte de Béarn. Quelques spécificités méridionales sont perceptibles dans tous les camps, avec certaines catégories de gens d’armes (arbalétriers, cavaliers de second ordre) ou des tarifs particuliers de gages. Aussi, les combattants anglo-gascons ressemblent plus à leurs voisins français et béarnais qu’à leurs compagnons anglais, par la composition de leurs troupes ou la manière de faire la guerre. Il y aurait donc une « identité régionale » militaire entre la Gascogne et le Languedoc. Chaque principauté a bien sûr ses particularités qui dépassent notre cadre géographique : efficacité dans l’art de la guerre pour les troupes des Plantagenêts, organisation et effectifs plus importants chez les Français, peut-être une synthèse des deux modèles avec Gaston Fébus… Des évolutions sont communes à tous les camps, et là encore, pas seulement dans le Sud-Ouest, les Anglais étant le plus souvent les précurseurs. A partir des années 1360, les structures d’encadrement (commandements territoriaux, « auxiliarisation » dans les compagnies) et les modalités de rémunération se simplifient, avec la professionnalisation des armées. Il y a aussi adaptions et imitations des tactiques anglaises victorieuses. Les Anglo-Gascons s’inspirent moins des pratiques françaises. Par contre, d’autres domaines semblent immuables, tels les procédés de la guerre de siège, malgré le développement de l’artillerie à poudre.