Vibrations propres basse fréquence et déformation de marée : Impact des hétérogénéités locales et contribution à l'étude de la source des grands séismes
| Auteur / Autrice : | Sophie Lambotte |
| Direction : | Luis Rivera, Jacques Hinderer |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géophysique |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Université Louis Pasteur (Strasbourg) (1971-2008) |
Mots clés
Résumé
L'enregistrement d'un signal par un capteur contient du bruit en plus du signal étudié. Cette thèse porte sur l'étude d'une partie du bruit et des signaux à longue période. Ce travail s'est attaché à étudier plusieurs effets locaux (tels que la topographie, la géologie locale et les effets de cavité) sur les données sismologiques et gravimétriques aux fréquences des marées terrestres. Ces effets locaux se traduisent par un couplage entre le champ de déformation et l'inclinaison. Cette étude a permis de trouver une combinaison minimale des différents observables (inclinaisons, déplacements horizontaux et verticaux, déformations, gravité) nécessaire pour expliquer les enregistrements sismologiques. 4 observables suffisent à reconstruire les perturbations. On obtient ainsi, pour chaque station et chaque instrument, un jeu de 4 coefficients stables dans le temps, permettant une réduction systématique des effets locaux dans les données. Plus on considère des fréquences élevées, plus l'effet inertiel prédomine devant ces effets locaux. Grâce aux données du séisme de Sumatra du 26 décembre 2004, il a pu être possible d'observer pour la première fois ces effets locaux sur les modes propres les plus graves. Enfin, ce travail a permis de montrer ce que peuvent apporter les modes propres de la Terre les plus graves à l'étude de la source de séismes de très forte magnitude. La phase des singlets des multiplets les plus graves (tels que 0S2, 0S3, 0S4, 1S2, 0S0, ou 1S0) permet de contraindre une image globale de la rupture (la longueur, la durée, et la vitesse moyenne de rupture), pour des séismes de forte magnitude (supérieure à 8). L'analyse de la phase des modes propres les plus graves a été effectuée plus particulièrement pour le séisme de Sumatra du 26 décembre 2004, exceptionnel de par son extension à la fois spatiale et temporelle. Dans ce cas, on trouve une longueur de rupture de 1250 km, une durée de source de 550 s et une vitesse moyenne de rupture de 2. 3 km/s.