Thèse soutenue

Interaction entre la vigne, Vitis vinifera L. , et une bactérie endophytique, Burkholderia phytofirmans souche PsJN : colonisation, induction de défenses et résistance systémique contre Botrytis cinerea

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Auteur / Autrice : Stéphane Compant
Direction : Christophe ClémentEssaïd Ait Barka
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie et physiologie végétales
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Reims

Résumé

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Lors de ces travaux, l’interaction entre la vigne, Vitis vinifera L. , et une PGPR endophytique, Burkholderia phytofirmans souche PsJN, a été étudiée. Ceci a permis de caractériser des phénomènes de colonisation bactérienne, des réponses de défense de la plante, ainsi qu’une résistance systémique induite (ISR) permettant une protection contre l’agent pathogène Botrytis cinerea Pers. L’association entre la vigne et la souche PsJN a tout d’abord été étudiée en conditions gnotobiotiques en utilisant des plantules in vitro, la souche bactérienne de type sauvage ou des dérivés génétiques (PsJN::gfp2x et PsJN::gusA11). Ceci a permis de déterminer une colonisation épi- et endophytique des racines de vigne par la souche PsJN ainsi qu’une migration de la bactérie de l’intérieur des racines jusqu’aux feuilles, par le biais du flux d’évapo-transpiration de la plante via les vaisseaux du xylème. La colonisation de la vigne par la souche PsJN a ensuite été étudiée en conditions non stériles en utilisant des boutures fructifères dans le but de décrire une possible colonisation des inflorescences. Les résultats obtenus ont permis de montrer une colonisation épi- et endophytique du système racinaire par la bactérie et ensuite, une migration des racines jusque la rafle et les jeunes baies, en présence d’autres micro-organismes. La mise en place de composés de défense ainsi qu’une ISR induite par la souche PsJN a été ensuite déterminée sur des boutures fructifères. Ceci a été caractérisé avant sa progression systémique et avec des conditions plus stériles. Des événements précoces tels que l’accumulation de peroxyde d’hydrogène et d’oxyde nitrique, ainsi que la synthèse de composés phénoliques ont été caractérisés au niveau racinaire. De plus, il est apparu, d’après des résultats préliminaires, que la souche PsJN induit, au niveau local ainsi qu’au niveau systémique, des gènes codants des protéines PR dont la signalisation dépend de la voie de l’acide salicylique et / ou de l’acide jasmonique. Ceci a permis de suggérer que la souche bactérienne induit des mécanismes communs des phénomènes de résistance systémique acquise (SAR) et d’ISR. Ces phénomènes permettent, par la suite, une protection de la vigne au niveau floral vis à vis de l’infection causée par B. Cinerea Pers