Thèse soutenue

Caractérisation de mutants de Leptosphaeria maculans obtenus par agrotransformation et affectés dans leur pouvoir pathogène

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Auteur / Autrice : Estelle Remy
Direction : Thierry Rouxel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences biologiques. Phytopathologie
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Paris 11
Partenaire(s) de recherche : autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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Leptosphaeria maculans est l’ascomycete responsable de la maladie la plus dommageable sur colza, la nécrose du collet. C’est un champignon hémibiotrophe au cycle parasitaire complexe et exemplaire des stratégies d’infection des Dothidéomycètes. Le déterminisme moléculaire du pouvoir pathogène de L. Maculans est actuellement mal connu et seuls deux gènes impliqués dans le pouvoir pathogène étaient décrits et validés au début de cette thèse. De façon à accroître notre compréhension du déterminisme du pouvoir pathogène, une stratégie de mutagenèse insertionnelle aléatoire via Agrobacterium tumefaciens a été mise en place. L’intérêt de cette approche pour l’identification de mutants affectés dans leur pouvoir pathogène et étiquetés a tout d’abord été validé, puis nous avons développé une analyse phénotypique et moléculaire plus détaillée de trois des mutants de la collection. Les trois mutants sélectionnés (m210, m20 et m186) sont non pathogènes et affectés à des étapes différentes du processus infectieux : la phase de germination à la surface de l’hôte pour m210, la phase de colonisation biotrophe pour m20 et la transition biotrophie-nécrotrophie pour m186. Pour chacun des mutants, une intégration unique de l’ADN-T a été mise en évidence. Dans les trois cas, celle-ci a eu lieu dans des régions promotrices, conduisant à une dérégulation de l’expression des gènes adjacents au site d’intégration (sur-expression pour m186, réduction de 40% pour m210, sur-expression in vitro et sous-expression in planta pour m20). L’implication de chacun des gènes responsables du phénotype mutant, ainsi que leur fonction et leur rôle dans le pouvoir pathogène ont ensuite été analysés par différentes approches (bio-informatique, complémentation fonctionnelle, silencing, etc…).