Thèse soutenue

Le travail vivant : catégorie critique et génétique de la méthode du capital

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Auteur / Autrice : Laurent Lous Baronian
Direction : Gilbert Faccarello
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Paris 10

Résumé

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La thèse défendue dans ce travail est que le projet d'une critique de l’économie politique repose entièrement sur la nature du travail social en général à partir duquel Marx examine les catégories et lois de l'économie politique. En effet, dès ses premiers travaux économiques, Marx considère le travail social comme un ensemble d'activités de production, de sorte que chaque société se caractérise par une manière spécifique d'échanger, de répartir ces activités. Or l'économie politique, des mercantilistes aux néo-classiques, a conçu et conçoit encore le travail uniquement à travers son produit, son résultat, partant elle considère l'échange des produits du travail comme seule et unique forme de travail social. Le travail vivant, l'économie politique l'envisage de façon purement négative, comme peine, sacrifice, ou désutilité nécessaire à la réalisation de l'objet du besoin individuel. Pour Marx, dans la mesure où le travail créateur de valeur se définit comme mode spécifique d'échanger du travail vivant, il en résulte une nouvelle définition du travail général et abstrait : il doit être défini non plus comme substance ou unité de mesure de la valeur, mais tout d'abord comme dépense de force de travail, de nerfs, de muscles, de cerveau, etc. D'où le double caractère du travail, posé avec tant d'insistance par Marx, et qu'il considère comme son apport principal à la science économique. C'est lui en effet qui commande toute la méthode critique : le mode d'exposition des catégories et lois de la production capitaliste et la nature de la critique de ces lois et catégories telles qu'elles sont déterminées dans l'économie politique jusqu'à aujourd'hui.