Thèse soutenue

Résistance à l'effacement : nature de l'espace et temporalité de la présence chez un groupe ayant vécu sur les wagenburgs de Berlin, entre 1990 et 1996, au travers de l'étude des masques, rituels et danses intervenants dans l'expression de sa singularité culturelle

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Auteur / Autrice : Alain Riclet
Direction : Jean Arlaud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Anthropologie
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Paris 7

Résumé

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Description et ethnologie d'une communauté de Punks Hardcore vivant dans des campements (Burg) de caravanes (Wagen), sur deux friches urbaines dans les quartiers de Kreuzberg et Friedrichshain apparues à la faveur de la chute du Mur à Berlin entre 1990 et 1996. La thèse s'organise autour d'un corpus d'une soixantaine de photographies noir & blanc et couleurs réalisées par les photographes Ralf Marsault et Heino Muller. Des portraits, pour l'essentiel, et ceux qui y figurent sont amenés à commenter à posteriori l'image qu'il donnèrent d'eux mêmes et l'interprétation qui en fut faîte à l'époque. Au fur et à mesure, se dégage alors l'étude du quotidien de la vie dans les caravanes, des rituels de parure, dans l'habillement et les tatouages, du partage d'alcool et autres stupéfiants, des rites lors des concerts de musique ou des spectacles de rues que ceux-ci inventent pour subvenir à leurs besoins. La réflexion théorique s'installe donc autour de l'utilisation de l'image photographique en anthropologie et met à jour la nature liminaire de la présence et de l'identité au travers des déterritorialisations constatées, ainsi que la construction d'une temporalité non linéaire où les échanges symboliques s'organisent. Une sorte de temps du rêve particulier s'installe dans ce qui s'apparente à une retraite au désert.