Thèse soutenue

Musique et néo-positivisme : trajectoires de la création musicale d'Arnold Schoenberg à Pierre Barbaud

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Auteur / Autrice : Nicolas Viel
Direction : Marc Battier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Musique et musicologie du 20è siècle
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Paris 4
Jury : Président / Présidente : Antoine Bonnet
Examinateurs / Examinatrices : Marc Battier, Jean-Marc Chouvel, Leigh Landy

Résumé

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L’influence du néo-positivisme chez les compositeurs occidentaux du 20e siècle répond à la problématique de la continuité conceptuelle du modernisme musical. Né de l’esprit viennois, le néo-positivisme a influencé les deux inventeurs de la « musique de douze sons », Arnold Schoenberg et Joseph-Matthias Hauer. Le concept de « système de composition », pris à la lettre par les modernistes américains comme Charles Seeger et Henry Cowell, leur a permis de rompre avec la tradition musicale et esthétique européenne. Il a alors donné naissance à différents « systèmes » axiomatiques influencés par le néo-positivisme viennois, comme chez Joseph Schillinger ou dans les premières œuvres de John Cage. Le néo-positivisme, revenu en Europe par la cybernétique, la sociologie et la linguistique américaines, se retrouve, en musique dans le sérialisme de Pierre Boulez, le physicalisme de Iannis Xenakis, le positivisme instrumental de Luciano Berio, et la musique algorithmique de Pierre Barbaud.