Thèse soutenue

Présentation des ensembles d’arts asiatiques en France, XVIIIe – XIXe siècles : évolution des conceptions muséales

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Auteur / Autrice : Sangchel Sin
Direction : Françoise Hamon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance en 2008
Etablissement(s) : Paris 4

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Artistique ou scientifique, la vocation des collections extra-européennes situe de façon ambiguë leur place au sein des musées de France. L'Extrême-Orient fait partie de cette catégorie de collections ne provenant pas de l'Europe et qui ne partage pas les mêmes critères esthétiques. S’associant étroitement à la notion de savoir, la présentation des arts extrême-orientaux exigeait de construire un espace à la fois rationnel et esthétique pour satisfaire le goût de la curiosité et la sensibilité artistique. Notre recherche se propose d’analyser l'histoire de la création d’un musée abritant des collections d'Extrême-Orient en France, en s'appuyant sur l’histoire des collections et de la conception muséographique. La singularité des collections d'Extrême-Orient en France consiste en ce qu'elles ont été réunies en fonction d'intérêts différents portés à cette civilisation, qui se succèdent sur une période très étendue, nourrissant à chaque étape différents répertoires chez les collectionneurs. Il est donc nécessaire de retracer leur histoire selon un ordre chronologique, depuis leur entrée sur le territoire jusqu'à la naissance du musée qui leur était véritablement consacré. C’est précisément au XIXe siècle, période où le musée moderne se met en place en France, que s'élabore l’idée d'encadrer ces collections dans une conception muséale et l'édification de l'histoire de l'art asiatique en tant que discipline autonome. Nous nous attacherons donc ici à envisager de rendre compte du lien existant entre ces deux courants dont le point de départ n'est pas simultané, mais marqué par une série d'interactions dans leur aboutissement à la fin du XIXe siècle.