Thèse soutenue

L’engagement politique des femmes en Écosse au XVIIIe siècle : image sociale et style féminin

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Auteur / Autrice : Delphine Minchella
Direction : Marie-Hélène Thévenot-Totems
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études anglophones
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Paris 4
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Jean Viviès

Résumé

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De ce siècle si riche et si mouvementé, les Ecossais d’aujourd’hui ne semblent avoir retenu aucun nom particulier de femme, si ce n’est celui de Flora MacDonald. Il faut bien reconnaître que sur la scène sociale la femme apparaissait comme un personnage secondaire, presque fondu dans le décor. Si sa présence était nécessaire - n’était-ce que pour assurer la perpétuation de la famille - elle semblait n’exister qu’à travers son rapport à l’homme, et qu’elle fût épouse, sœur ou fille, elle était systématiquement placée sous tutelle masculine. Pourtant, contre toute attente et malgré ce manque patent de reconnaissance et de liberté, il semblerait que des femmes aient nourri un intérêt pour les affaires de leur pays. En effet, quelques accessoires féminins du dix-huitième siècle, comme ces éventails ou encore ce ruban décoré de soldats jacobites, attestent que leurs détentrices avaient des opinions politiques, et que de surcroît elles tenaient à ce que cela se sache. Si intéressées fussent-elles par la politique, les femmes n’avaient pas leur place dans les partis de l’époque. Néanmoins, la politique écossaise du dix-huitième siècle ne se résumait pas aux seules affaires du parlement. En effet, les révoltes étaient de véritables modes d’expression, et elles constituaient l’un des rares moyens qui permettaient au peuple de faire entendre sa voix. La question est donc de savoir si des femmes écossaises y prirent part, et si tel fut le cas, comment elles procédèrent et quel rôle elles jouèrent. Le cas des femmes qui participèrent au mouvement jacobite est bien plus complexe, car les actions des partisans des Stuart allaient bien au-delà de l’appel à l’insurrection.