Le reste et la promesse : étude ethnographique d’une tradition monastique orthodoxe en France
| Auteur / Autrice : | Laurent Denizeau |
| Direction : | François Laplantine |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | sociologie et anthropologie |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Lyon 2 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Lieu commun du religieux, la tradition façonne les relations que les acteurs entretiennent avec leur passé dans l’exercice actuel du vivre-ensemble. Le vivre-ensemble monastique, c’est d’abord une modalité d’être en commun qui puise dans les représentations de la tradition pour faire ressortir, au-delà des appartenances locales, un lien à même d’unir les acteurs aux générations passées pour former « l’Eglise ». Le monachisme abordé dans ce travail se définit en premier lieu par une localité, puisqu’il y est question d’une « tradition » située géographiquement : le Mont Athos en Grèce. Mais cette localité se trouve paradoxalement déterritorialisée : les acteurs que nous rencontrons s’inscrivent bien dans la tradition monastique du Mont Athos… mais en France. Dans un tel contexte, la tradition se trouve moins liée à une localité qu’à un réseau d’acteurs à même d’inscrire leurs engagements au sein d’une communauté élargie. Notre réflexion se concentre autour de l’usage de la notion de tradition dans les formes actuelles de construction du lien social dans le champ religieux. Cette notion nous conduit à envisager l’expérience religieuse comme une expérience de la présence de Dieu qui s’édifie au travers de l’expérience des autres, dans un jeu de médiation dont les modalités visent à re-présenter les absents et ce qu’ils ont à dire aux présents.