Thèse soutenue

Photoactivation d'éléments lourds par rayonnement X : effets biologiques et notion de cotoxicité

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Auteur / Autrice : Jérôme Gastaldo
Direction : Jacques BalossoNicolas Foray
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Génie biologique et médical
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Université Joseph Fourier (Grenoble, Isère, France ; 1971-2015)

Résumé

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La photoactivation de biomolécules portant des éléments lourds est une approche innovante dans les thérapies anti-cancéreuses et en imagerie. Pourtant les phénomènes physiques et biochimiques mis en œuvre restent encore à déterminer. En parallèle, la connaissance des événements radiobiologiques a considérablement évolué ces dernières années. Nos travaux visent à donner un nouvel éclairage à la réponsl moléculaire et cellulaire des cellules humaines soumises à la photoactivation. Cette thèse a été divisée en quatre étapes. 1) une voie nouvelle de réparation des cassures double-brin de l'ADN dépendant de la protéin MRE11 mais indépendante de la phosphorylation de H2AX a été mise en évidence suite à une étude des artéfacts de la techniqued'immunofluorescence et à une analyse de la radiosensibilité des cellules humaines. De plus, des études sur les effets de voisinage ont montré l'importance de flux ioniques radioinduits qui seraient responsables d'une seconde vague de stress sous la forme de cassures double-brin de l'ADN tardives. 2) Des expériences sur la toxicité du plomb et du cadmium ont permis de démontrer que les métaux lourds induisent les mêmes types biochimiques de dommages de l'ADN que les radiations ionisantes. Seuls leur moment d'apparition, leur fréquence et leur réparabilité diffèrent. 3) nous avons modélisé toutes conditions de co-toxicités afin de décrire la dynamique des dommages de l'ADN. 4) En utilisant la technique des irradiations séparées, des cellules humaines et des molécules photoactivables ont été soumises au rayonnement séparément puis mises en contact, une production tardive de dommages de l'ADN a été observée sur les cellules irradiées ou environnantes, suggérant l'existence d'un stress différé spécifique des co-toxicités. Nos observations concerneraient notamment toutes les conditions de photoactivation tant dans les thérapies anti-cancéreuses que lors d'examens de radiodiagnostic impliquant des produits de contraste iodés.