Dynamique des communautés microbiennes et impacts des virus sur les bactéries auto- et hétérotrophes en milieu lacustre
| Auteur / Autrice : | Sébastien Personnic |
| Direction : | Dominique Fontvieille |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie des populations et des écosystèmes |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Chambéry |
Mots clés
Résumé
L'analyse écosystémique pluriannuelle menée dans les eaux de surface des lacs Léman, du Bourget et d'Annecy nous a permis d'étudier la dynamique des particules virales et des communautés procaryotiques (bactéries hétérotrophes et picocyanobactéries). Ce suivi, opéré de juillet 2002 à décembre 2006 dans la strate 0-50 m a permis de mettre en évidence (I) une forte reproductibilité interannuelle des dynamiques bactériennes, picocyanobactériennes et virales (II), l’importance du forçage saisonnier (i. E. La température) et de la prfondeur (épi- vs hypolimnion) (III) des abondances et des dynamiques sensiblement différentes entre les lacs mésotrophes (Léman et Bourget) et le lac d’Annecy, oligotrophe et enfin (IV) la faible part explicative prise par les variables biotiques, à l’échelle pluriannuelle dans la dynamique des communautés microbiennes. Une seconde approche, basée sur des expériences de dilution, a été utilisée afin de quantifier la régulation exercée par les virus et les prédateurs flagellés (< 10 µm) sur la mortalité procaryotique, entre 2005 et 2006. Aucun processus de mortalité n’était détecté en période hivernale, alors que cette régulation atteignait plus de 71 % dans l’explication de la mortalité des bactéries hétérotrophes, dans le lac Léman, en été. En automne, la lyse virale et la prédation expliquaient 42 et 18 % de la mortalité des bactéries hétérotrophes dans le lac Léman et du Bourget respectivement. Pour les les picocyanobactéries, les virus expliquaient à eux seuls 9,8 % et 7,6 % de la mortalité dans les deux lacs mésotrophes, contribuant probablement à la terminaison du bloom automnal des picocyanobactéries. En revanche, dans le lac oligotrophe d’Annecy les virus et les prédateurs ne semblaient pas jouer un rôle majeur dans le contrôle de l’abondance des communautés bactériennes. Les résultats obtenus au cours de ces travaux ont donc permis de préciser le rôle régulateur très variable mais, potentiellement très important exercé par les virus dans le contrôle de l’abondance procaryotique. Ce travail a également permis de souligner la nécessité de progresser dans la connaissance des différentes stratégies virales et des facteurs influençant la mise ne place de ces stratégies.