Thèse soutenue

Etude des effets d'amorçage sémantique dans la schizophrénie

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Laurent Lecardeur
Direction : Sonia DollfusFrancis Eustache
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Recherche clinique, innovation, technologie, santé publique
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Caen

Résumé

FR  |  
EN

Les études qui ont utilisé l'amorçage sémantique pour comparer les performances de patients schizophrènes à celles de sujets sains rapportent des résultats contradictoires. L'effet d'amorçage sémantique repose chez le sujet sain sur la mise en ouvre de processus automatiques et contrôlés, dont l'efficience, chez les patients schizophrènes, est discutée. Dans notre première étude, nous rapportons des résultats obtenus grâce à une méthodologie permettant de déterminer l'implication des processus automatiques et contrôlés dans les effets d'amorçage obtenus par 15 patients schizophrènes stabilisés et 15 sujets sains appariés. Nous démontrons que les patients obtiennent des effets d'amorçage sémantique plus importants (hyperamorçage) que les contrôles. Cet effet n'est pas causé par une plus grande facilité pour les patients à traiter des informations sémantiquement reliées, mais au contraire par un allongement du temps qu'ils requièrent pour inhiber les informations sémantiquement non reliées. Dans notre deuxième étude, nous avons évalué l'impact du type de relation sémantique, en manipulant le type de connexion et la distance sémantique entre l'amorce et la cible, sur les effets d'amorçage sémantique de 30 patients schizophrènes stabilisés et 30 sujets sains appariés. Nous retrouvons un hyperamorçage des patients schizophrènes par rapport aux sujets sains. Cependant, la manipulation du type de relation et de la distance sémantique ne permet pas de différencier les patients schizophrènes des contrôles. Ces résultats démontrent qu'un hyperamorçage des patients schizophrènes peut être révélé en l'absence de perturbation de la structure de la mémoire sémantique.