Thèse soutenue

Validation des outils immunotoxicologiques pour l'étude des effets biologiques des contaminants chimiques en milieu marin

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Auteur / Autrice : Matthieu Duchemin
Direction : Michel Auffret
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie marine
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Brest

Mots clés

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Résumé

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Les effluents industriels, agricoles et urbains, chargés en polluants divers, soumettent les écosystèmes marins côtiers à un risque écotoxicologique chronique. Depuis une vingtaine d’années, es effets toxiques des polluants sur le système immunitaire ont été étudiés chez tous les groupes écologiques, notamment chez les bivalves pour caractériser ce risque dans les écosystèmes aquatiques. Pour définir un cadre opérationnel de ces outils immunotoxicologiques, il a fallu d’abord étudier plusieurs questions méthodologiques. Ensuite, il convenait d’étudier l’impact des facteurs endogènes et environnementaux naturels sur le signal immunotoxique généré par un polluant. Dans le cadre d’une collaboration franco-québécoise, un suivi bisannuel, en France (Rade de Brest), chez la moule bleue, Mytilus edulis et chez l’huître creuse, Crassostrea gigas, a permis de mettre en évidence le rôle critique du sexe et du cycle reproducteur sur les variations saisonnières des paramètres immunitaires, au détriment des paramètres naturels de la colonne d’eau. En parallèle, deux série d’expositions « in tubo » de moules bleues, au Québec, à deux saisons différentes a également mis en évidence le rôle critique du sexe et du cycle reproducteur dans la mesure du signal immunotoxique des xénobiotiques, mais surtout dans la sensibilité immunotoxique. En conclusion, ces travaux ont permis de créer un cadre opérationnel d’utilisation des biomarqueurs immunotoxicologiques, pour l’évaluation du risque chimique dans les milieux marins côtiers. Mais ils ont également démontré l’importance capitale des facteurs endogènes étudiés pour évaluer, au plus juste, le danger des substances chimiques.