Thèse soutenue

La fatigue : une histoire de ses théories du XVIIIe au XXe siècles

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Auteur / Autrice : Gérard Seignan
Direction : Serge Fauché
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences et techniques des activités physiques et sportives
Date : Soutenance en 2007
Etablissement(s) : Bordeaux 2

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette histoire des théories de la fatigue conduit des premières années du XVIIIe siècle au milieu du XXe. Au XVIIIe siècle, la fatigue vient de la dissipation des « esprits animaux », de l’usure des « solides », des « lassitudes » nées de l’inertie des « fluides ». Conséquence des exercices violents, du travail assidu de l’esprit ou du travail « sédentaire », la fatigue vient aussi de la perversion du sexe. À l’aube du XIXe siècle, les thérapies de la vigueur amorcent un débat sur l’origine des forces. Considérant que la vitalité du corps vient de l’air que l’on respire, l’essoufflement joue-t-il un rôle dans l’apparition de la fatigue ? Lorsqu’au cours du XIXe siècle émergent de nouveaux savoirs sur la physiologie de l’action musculaire, la fatigue est imputée au manque d’oxygène et à l’excès de gaz carbonique dans le corps. D’autres explications seront redevables à la physiologie cérébrale éclairée dans ses innovations par la psychologie. Suivront les principes d’entraînement repris au XXe siècle, pour justifier les procédés techniques nés de l’expérience et destinés à rendre les hommes résistants.