Contribution de l'interaction croisée Sema 3A/L1CAM dans la régénération axonale après une lésion médullaire
| Auteur / Autrice : | Erik Mire |
| Direction : | Geneviève Rougon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Neurosciences |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Sciences de la vie et de la santé (Marseille) |
Mots clés
Résumé
La régénération axonale suite à des lésions du SNC est limitée par des facteurs intrinsèques et extrinsèques aux neurones adultes. Mon projet vise à déterminer, s’il est possible, en transformant le signal répulsif de Sema3A en attraction, d’améliorer la régénération des axones dans un modèle murin de lésion médullaire. Afin de tester cette hypothèse, j’ai utilisé un peptide mimétique de L1CAM capable de bloquer l’inhibition de pousse neuritique liée à Sema3A. Parce que l’activité du peptide dépend étroitement de la coexpression de L1 et Nrp1 sur les axones, je me suis intéressé à leur distribution dans la moelle épinière adulte. L’administration du peptide in vivo n’a de façon surprenante aucun effet sur la récupération de la fonction motrice ou sur la régénération axonale. Je me suis ensuite intéressé au rôle que pouvait avoir l’environnement sur l’activité du peptide. Un modèle de culture sur cryosection m’a permis de montrer que l’effet du peptide était perdu dans un contexte adulte. De façon intéressante, l’effet de répulsion lié à de la Sema3A exogène est également perdu dans ce contexte. Ces résultats indiquent que la modulation du signal Sema3A par le peptide mimétique de L1CAM n’est pas sufffisante pour améliorer la régénération axonale et la récupération fonctionnelle suite à une lésion de moelle épinière et suggèrent que Sema3A n’est pas directement responsable de l’absence de régénération axonale.