Les réticences à enseigner les activités de combat : point de vue et vécu de candidats au professorat d'éducation physique, de foremateurs en IUFM et de professeurs des écoles
| Auteur / Autrice : | Pascal Ramon |
| Direction : | Jeanne Mallet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie et sciences de l'éducation |
| Date : | Soutenance en 2007 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 1 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Provence. Faculté des lettres et sciences humaines (1969-2011) |
Mots clés
Résumé
Malgré la demande institutionnelle, les activités de combat constituent un domaine d'apprentissage peu abordé en milieu scolaire. La présente recherche décrit et analyse le malaise que ressentent les enseignants durant un cycle consacré aux jeux d'opposition, ou orienté vers les sports de préhension (judo, lutte), voire de percussion (boxes) ; elle se penche également sur les réticences que déclenche la simple perspective de mener dans sa classe une telle séquence pédagogique. La démarche méthodologique retenue associe une étude de cas à l'école primaire, le traitement d'un questionnaire soumis à de futurs professeurs d'éducation physique, et l'exploitation d'entretiens avec des spécialistes de différents autres champs, également sous-représentés dans l'actuel système éducatif. La réticence à enseigner les activités de combat s'y manifeste au travers de trois composantes essentielles : la peur de perdre son statut de référent infaillible en investissant des supports didactiques dont on ne maîtrise pas tous les contenus, une tendance à différer la conduite effective des cycles en contestant leur faisabilité ou leur légitimité, et une posture spontanément hostile au principe ''politiquement incorrect'' de s'opposer à autrui. On retrouve ainsi, à un niveau symbolique, les caractéristiques essentielles du combattant débutant : appréhension de la chute, blocage affectif au moment de l'affrontement, crainte de l'adversité.