Thèse soutenue

La propension à demander pardon : composantes et relations avec des dimensions psychologiques

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Auteur / Autrice : Stéphanie Chiaramello
Direction : Maria Teresa Muñoz Sastre
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Toulouse 2

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette recherche concerne la propension à demander pardon. L'objectif se centre sur les composantes de la propension à demander pardon et sur les relations de celle-ci avec des dimensions psychologiques/traits de personnalité chez le grand public. Trois grandes dimensions sont apparues comme des composantes de la propension à demander pardon : le blocage de la demande de pardon, la volonté inconditionnelle de demander pardon, la demande de pardon sous conditions personnelles et sociales. La colère état s'est révélée être un agent de la mise sous conditions de la demande de pardon et la colère trait s'est constituée comme un agent du blocage de la demande de pardon. Le cynisme s'est présenté comme un élément du blocage de la demande de pardon et de la demande de pardon sous conditions. La personnalité paranoïaque est le principal acteur du blocage de la demande de pardon. La volonté de pardon, en tant qu'offensé, agit favorablement sur la volonté inconditionnelle de demander pardon, en tant qu'offenseur. La sensibilité aux circonstances personnelles et sociales du pardon a un effet sur la demande de pardon sous conditions personnelles et sociales. Le ressentiment durable en tant qu'offensé, est lié au blocage de la demande de pardon en tant qu'offenseur. L'ouverture est liée négativement au blocage de la demande de pardon tandis que l'agréabilité a une relation positive avec la volonté inconditionnelle de demander pardon. L'anxiété trait, l'anxiété état, les motivations religieuses intrinsèques, le névrosisme, la conscience, l'extraversion, l'orientation temporelle, la crainte de la punition et l'autopunition n'ont pas d'impact sur la propension à demander pardon. Les variables différentielles telles que l'âge, le genre et le niveau d'étude ne jouent pas de rôle déterminant auprès de la propension à demander pardon.