Thèse soutenue

Modernisation et redéfinition du rôle des forces armées et de sécurité en Afrique noire francophone : Pour une dynamique de paix et de sécurité à long terme : les cas de la Côte d'Ivoire et du Gabon

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Auteur / Autrice : Jean-Noël Nzue Ondo
Direction : Jean-Pierre Marichy
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit et science politique
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Toulouse 1

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L'Afrique noire francophone est plongée plus que jamais dans l'instabilité, la misère et le sous-développement. La fin de la Guerre froide paraissait entraîner, tel en Europe de l'Est et en Union soviétique, les autoritarismes obscures de l'Afrique noire vers le pluralisme démocratique et la modernité de l'Etat. Plusieurs années passées, l'Afrique demeure en '' périphérie du monde '', le bastion de la mort et du non-droit, l'enfer de tous les fléaux. Nombreux de ses fils ne songent plus qu'à s'en aller au plus vite. Quelques irréductibles ou simples condamnés se donnent désespérément l'illusion de changer les choses par la violence armée. Ainsi va '' l'Afrique rebelle '' en Côte d'Ivoire, au Tchad, en Centrafrique, comme hier en RD Congo, au Congo-Brazzaville, au Rwanda, au Burundi, au Niger… Peut-être en sera-t-il demain au Cameroun, au Togo, au Burkina Faso en Guinée Conakry ou au Gabon, etc. Dans une telle poudrière, aucun pays n'est un sanctuaire de la paix. Pourtant l'espoir reste encore de mise, tant des millions de vies y demeurent. Il faut que les Africains prennent leur destin en main et assument leur histoire. Pour cela la communauté internationale a le devoir moral de les y accompagner. L'Afrique ne doit plus rester le '' gisement du monde '' où chaque puissance vient s'approvisionner, mais doit redevenir une terre habitable pour des hommes. Quels démocratie et progrès possibles sans la paix et la stabilité, et vice versa ? D'où, entre autres priorités, l'urgence de trouver des remèdes au mal qui ronge les armées de ces Etats, un des facteurs majeurs de la nouvelle instabilité africaine. Car traiter le mal de l'institution militaire en Afrique, notamment francophone, par sa modernisation et la redéfinition de son rôle et ses missions, c'est résoudre en partie le '' mal africain ''. L'échec du système militaire ivoirien est une exception venue confirmer la règle ; une leçon pour les quelques pays encore épargnés. Les gabonais tentent ainsi d'éviter toute tragédie chez-eux, avec l'édification d'une armée en OR (opérationnelle et républicaine). Le Gabon à venir restera-t-il un modèle de paix et de stabilité en Afrique noire francophone ?