Thèse soutenue

L'influence de la Bible dans les romans d'Umberto Eco, Paulo Coelho et Eliette Abécassis

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Auteur / Autrice : Hélène Boyer-Ader
Direction : Sylvain Floc'h
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature comparée
Date : Soutenance en 2006
Etablissement(s) : Pau

Résumé

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Au cours d'une analyse comparatiste du "Nom de la rose" et du "Pendule de Foucault" d'Eco, de "L'Alchimiste", "Le Pèlerin de Compostelle", "La rivière Piedra", "La Cinquième montagne" de Coelho et de la trilogie de "Qumran", d'Abécassis, nous nous sommes efforcés de définir l'influence de la Bible sur ces romanciers. L'identification des citations bibliques dans leur ouvre et leur mise en relation ont ainsi permis d'établir une sorte de Bible à la fois universelle, constituée uniquement des Livres les plus connus comme ceux de La Genèse, de L'Exode, des Evangiles et de L'Apocalypse, et personnelle, traduisant l'intérêt particulier de Coelho pour Le Livre des Rois et pour Luc qu'il cite toujours. De la part d'E. Abécassis, la prégnance des Psaumes et de L'Ecclésiaste rythme les pensées de son héros, et en ce qui concerne Eco, la réappropriation de la Coena Cypriani, du Cantique des Cantiques et de L'Apocalypse fait du "Nom de la rose" un palimpseste de la Bible. Chacun a sa propre réception de la religion et de ses Ecritures : Coelho, l'enfant prodigue, s'en sert de parabole pour illustrer les nombreuses analogies de sa philosophie, E. Abécassis est la plus fidèle possible tout en réincarnant le Messie, et en allant jusqu'à le faire devenir Dieu, tandis qu'Eco, proclamant peut-être trop fort sa perte de la foi, détourne et pervertit tout de sa formidable ironie. De cette comparaison thématique entre trois écrivains inspirés respectivement par un New-Age universel, par la flamme de la foi judaïque et par l'ironie de l'homme qui doute, ressort une nouvelle religion qui mêle adroitement, dans une sorte de réhabilitation de l'humain, le profane au sacré.