Caractérisation phénotypique et moléculaire des cellules progénitrices foetales hépatiques simiennes et humaines
| Auteur / Autrice : | Jean-Paul Delgado Charris |
| Direction : | Anne Weber |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Pharmacie |
| Date : | Soutenance en 2006 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Paris-Sud. Faculté de pharmacie (Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine) |
Mots clés
Résumé
Le foie est un organe de cible pour les thérapies cellulaires. Les perspectives de ces approches avec les hépatocytes humains adultes sont limitées : manque de données, absence de prolifération, et inefficacité de greffe. Nous avons caractérisé phénotypiquement à différents doublements de population (DP) une lignée d’hépatoblastes bipotents de singe immortalisés (IPFLS) dans le laboratoire à l’aide de l’oncogène T de SV40 flanqué de sites LoxP. Nous avons montré que l’immortalisation était réversible après excision du transgène par transduction rétrovirale du gène codant la Cre recombinase. Nous avons aussi montré qu’aux passages tardifs (120DP) l’activité télomérase était réduite, les télomères raccourcis et les remaniements chromosomiques importants. Après transplantation dans des souris immunodéficientes, les cellules IPFLS se sont différenciées en hépatocytes mais n’ont pas proliféré. Nous avons contribué à l’isolement et la caractérisation des hépatoblastes/hépatocytes fœtaux humains précoces (10-12 semaines). Après transplantation, ces cellules repeuplent plus efficacement le foie des souris transplantées que les IPFLS. In vitro elles ont un potentiel de migration et d’invasion, au contraire des hépatocytes adultes, qui est accru après stimulation par HGF. Ce processus est corrélé à une augmentation de la sécrétion et l’activation des métalloprotéases 2 et 9 et à une activation de la voie ERK. La transplantation d’hépatoblases stimulés par HGF dans des souris nouveau-nées améliore la dispersion de ces cellules dans le parenchyme hépatique. Ces résultats suggèrent que les hépatoblastes humains ont des propriétés spécifiques qui permettront d’améliorer la prise de greffe.